Homélie – La pêche miraculeuse

L‘autre jour en passant en gare de Lille, au kiosque à journaux j’ ai vu une revue très sérieuse qui titrait   : « Dieu est mort  ». Ici je me suis arrêté net et me suis interrogé sur cette soi-disant « fin de Dieu », j’ai pensé: “ils ont dû se tromper, ils ont dû faire une erreur, une faute,  ils veulent  parler de la ”f  a i m »  de Dieu, et de de la “fin” de Dieu. En tout cas moi, j’aurais préféré.

Parce que en effet quelle joie ! quelle joie de faire la rencontre du VIVANT, quelle joie de faire l’expérience de Jésus-Christ qui se passionne pour l’homme, qui n’a d’autre désir qu’il vive et qu’il ait la vie en abondance, qui n’a d’autre désir que de le nourrir comme ici sur le rivage de la mer de Tibériade quand la pêche est infructueuse.

Quelle joie, de constater combien Jésus a faim de rencontrer l’homme tel qu’il est; Dans ses faiblesses, limites, renoncements, reniements. Aujourd’hui il va rencontrer sur les bords du lac des pêcheurs désespérés par une nuit de galère, il est comme çà Jésus il nous rejoint dans nos souffrances… nos échecs.

Vraiment, le Vivant  n’aime pas l’homme dans le besoin, ou dans la peine. Toute sa vie miséricordieuse nous l’a montré. quand, par ex.  Il se fait proche des petits, des malades, des paumés, des souffrants, des prisonniers. Vraiment je vous le dis Jésus a faim de l’homme.

Cependant, si on actualise l’év. de ce jour, il y a non seulement ceux qui croient que Dieu est mort et basta n’en parlons plus, mais il y a aussi, et c’est souvent les mêmes, ceux qui sont repus, pleins, débordants, parfois même enclin au gaspillage oubliant le partage. Pire, ceux-là sont tombés dans l’indifférence  avec des œillères qui les aveuglent, les empêchant de voir le frère dans le besoin. C’est encore plus criant en ces temps où la guerre fait des ravages sur des populations voisines en Ukraine mais aussi sur le continent Africain.

Alors l’appel du Christ n’est pas tant de savoir si nous avons faim mais d’apprendre à faire le vide, à jeûner de ce qui gave et ne nourrit pas, pour avoir faim d’une nourriture  plus spirituelle. Et c’est Lui seul qui nous la donne comme pour cette pêche miraculeuse.

Quelle joie de faire la rencontre du Vivant qui donne en abondance, plus qu’il ne faut et qui nous donne d’ouvrir les yeux et les mains pour le partage avec ceux qui n’ont rien.

Mes amis regardez maintenant vos mains, allez regardez les bien… Voyez, vos mains sont capables de recevoir, de donner, de partager … si et seulement si elles sont ouvertes ! Mais si par mégarde elles sont fermées, elles refusent de recevoir, de donner, de partager.

Imaginez, maintenant un instant les mains du Ressuscité, toujours ouvertes pour donner largement, elles montrent ses plaies qui nous disent qu’il porte les souffrances des hommes et des femmes d’auj. Ses mains ouvertes bénissent. Sa bénédiction témoigne de la confiance qu’il fait à chacun et notamment aux plus petits, plus faibles, aux malades, aux exclus, à Simon -Pierre, un apôtre bien peu fiable mais que Jésus rétablit dans la confiance pour réaliser son projet d’Amour, pour qu’il devienne malgré tout pasteur à la suite de Jésus.

Quelle joie ! Ce Christ Vivant qui s’appuie sur le maillon faible sans le jeter dehors !

Et maintenant, si nous croyons que Dieu n’est pas mort pour toujours, si nous croyons qu’il a encore quelque chose à dire et à donner  aux hommes et femmes d’aujourd’hui, si nous croyons qu’il a un pain et du poisson à partager avec nous. Alors, il est temps de creuser en nous la f a i  m de Dieu, il est urgent de lui faire confiance. Non, je ne veux pas croire, je refuse de croire que Dieu est mort. Non Dieu n’est pas mort, enfin si, mais il est RESSUSCITÉ le 3° jour, il nous donne toujours sa vie. A nous d’en témoigner par la foi.

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